Cher Joey,
Je te comprends étant donné que j'ai vécu la même chose mais c'était mon grand-père.
Quand j'ai lu la "lettre à ton père" j'avais l'impression de me lire ! Je ressens exactement la même chose que toi, sauf que le vieux salaud n'a jamais été punis pour ce qu'il m'a fait. Par contre il est mort assez jeune (61ans) d'en d'attroces souffrances, et c'est bien fait pour sa g.... Il a payé, mais pas suffisement à mon gout. J'aurais voulu qu'il vive plus longtemps juste pour pouvoir lui cracher à la face et lui dire combien il m'a gaché ma vie. J'ai failli aller le voir à l'hopital avant sa mort pour aller débrancher les tuyaux après lui avoir dit ce que je pense. Mais j'étais trop jeune à ce moment là, je n'avais pas la "niac" que j'ai aujourd'hui. Pour la petite histoire; il a commencé je devais avoir 2 ou 3 ans, jusqu'à 8 ans à peu près, où j'ai commencé à réaliser qu'il m'arrivais un truc pas normal.
J'ai 35 ans aujourd'hui. Pendant longtemps j'ai eu des problèmes de relations avec les hommes et je continue d'en avoir. On oublieras jamais c'est certain, on doit vivre avec et c'est pas facile. On ne peut même pas dire qu'avec le temps ça s'arrangera, c'est complètement faux. Ce qu'il faut c'est essayé de faire c'est de comprendre pourquoi ça nous est arrivé. Dans mon cas, d'avoir appris que d'autre filles de ma famille avait eu droit à ses traitements, d'avoir su qu'il était malade (ce n'est absolument pas une excuse évidement) et qu'en fait il était incapable de prendre son pied avec des femmes de son age, ça m'a aidé. Dans ma tête je me suis dit qu'il voulait peut-être que je devienne une malade comme lui. Alors plus tard à chaque fois que je prenais mon pied avec une personne de mon age tout ce qu'il y a de plus normal, (il était déjà mort) je regardais le ciel et lui fesait un grand bras d'honneur: "tu vois vieux salaud, moi j'arrive à prendre mon pied normalement ! Je ne suis pas une malade, et je t'e.....". Chacun sa tactique.
Je suis en tout cas de tout coeur avec toi et sache que je ressens (certainement) la même chose que toi. On ne leur pardonnera jamais et il ne mértie surtout pas notre pardon.
Je t'embrasse.